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Biologiste en grève de la faim !

Patrick Lepreux, biologiste marseillais et président du syndicat BIOPRAT, issu de la coordination des biologistes en colère, а entamé une grève de la faim pour dénoncer le projet de réforme de la biologie.

Un biologiste en grève de la faim pour dénoncer la réforme prochaine des laboratoires

Patrick Lepreux, biologiste marseillais et président du syndicat BIOPRAT, issu de la coordination des biologistes en colère, а entamé une grève de la faim pour dénoncer le projet de réforme de la biologie, présenté en procédure accélérée au sénat le 21 janvier, sans prendre en considération le danger qu'il représente, à la fois en terme social et sanitaire.

"Désormais, faire une simple prise de sang, c'est mettre sa vie en danger" , affirme Patrick Lepreux.

Pour lui, cette réforme met en danger la santé du patient en fragilisant l'accès aux soins. Le biologiste marseillais dénonce non seulement la vente organisée des laboratoires d'analyses au bénéfice de groupes financiers, avec la casse sociale que cela implique, mais surtout du fait que ces derniers dépouillent le laboratoire de ses moyens techniques et le privent de sa mission de santé publique.

Patrick Lepreux craint également une dégradation de la qualité des soins en raison des conditions de transport des prélèvements et notamment des analyses urgentes qui n'auront pas été effectuées à temps.

Patrick Lepreux s'élève contre une réforme publiée par le gouvernement précédent sans débat parlementaire et poursuivie par le Gouvernement actuel  en dépit des protestations et des mises en garde répétées émanant de l'ensemble des professionnels de la biologie médicale.

Un moratoire sur la ratification du projet

Patrick Lepreux demande au Gouvernement un moratoire sur la ratification du projet de réforme, ainsi que l'ouverture d'une véritable consultation de l'ensemble des professionnels du secteur, avec deux points essentiels et urgents plébiscités par les biologistes:

-supprimer les contraintes liées aux normes industrielles sous contrôle du Cofrac et leur remplacement par des formations post universitaires

-permettre aux laboratoires une mutualisation partielle de leurs moyens , tout en conservant la liberté pour chacun d'exercer une activité technique sur site.

Une commision d'enquête parlementaire

Enfin Patrick Lepreux demande l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'élaboration de la réforme ainsi que sur le statut du Cofrac, association privée, loi 1901, en charge du contrôle de toute une profession médicale sans représentativité de cette dernière.

Auteur : Léon Azoulay

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